Premier amour

Image de prévisualisation YouTube

Premier amour
Texte de Samuel Beckett (© Éditions de Minuit)
Création au Théâtre Prospero, le 2 novembre 2010

Du 24 octobre au 3 novembre 2012

À la salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier (billetterie)

Présentation de la pièce – extrait du cahier n°84 du Théâtre Denise-Pelletier (en format PDF, 319 ko)

Oublions tout ce que nous savons ou croyons savoir sur Beckett et écoutons le récit d’une aventure amoureuse très particulière. Avec innocence. Étonnement. Comme pour la première fois. À la mort de son père, un jeune homme est chassé brutalement de la maison familiale et se retrouve à la rue. Sur un banc, il fait la rencontre d’une certaine Lulu qui, à force de l’importuner, finit par le ramener chez elle. ..

  • Équipe de production:
  • Interprète : Roch AUBERT
  • Bande-son : Benoît ROLLABD
  • Costumes : Diane COUDÉ
  • Lumières : Martin SIROIS
  • Scénographie et mise en scène : Jean-Marie PAPAPIETRO

…Avec Premier amour, nous assistons donc, aux débuts de Beckett dans l’écriture d’une langue nouvelle – vita nuova à sa manière – qu’il maîtrise déjà parfaitement et qui nous révèle, de surcroît, un des aspects fondamentaux de son œuvre : sa force comique sans laquelle elle menacerait de suffoquer. Dans un décor minimaliste, nous voyons ainsi naître la silhouette de ce premier-né encore anonyme d’une longue série de personnages, Mercier, Camier, Pim, Molloy, Didi, Gogo, entre autres, et qui se réduiront pour finir à n’être que des lettres, A, B, C,P, M etc. Un simple quidam donc que la lumière d’un projecteur tire brutalement de l’ombre et qui finit par y retourner quand le souffle s’épuise.


Extraits de la revue de presse : « Papapietro et Aubert remportent leur pari consistant à faire sortir du néant une ombre qui se matérialise le temps d’un conte avant de regagner les ténèbres. Ce Premier amour, sobre et fin, représente un joli hommage à Beckett et à ses obsessions, mais aussi un plaidoyer pour un théâtre qui consisterait à ouvrir une brèche et à y écouter, pour un temps, les voix provenant des profondeurs. » Alexandre Cadieux, Le Devoir, 18 novembre 2010

« Dans la mise en scène de Papapietro, sobre, mais efficace, l’homme qui se trouve sur scène, pourrait bien être l’auteur, en quête du mot juste, de l’expression qui convienne. Les éclairages sont du plus bel effet. Les projecteurs créent des halos et des ampoules fixées au sol s’éteignent doucement, comme s’il s’agissait des neurones de l’écrivain. » Christian Saint-Pierre, Voir, 18 novembre 2010

Analyse de Brigitte Purkhardt_Cahier JEU Num139

Critique de Christiane Dubreuil_Info-Culture du 25 octobre 2012

« Un homme incapable d’aimer » _ Journal de Montréal, 20 octobre 2012 

Beckett au temps du Premier amour_Pieuvre.ca_26 octobre 2012

Partenaires de production : Art Neuf – Conseil des Arts de Montréal – Prospero
Crédit photo : Jean-Marie Papapietro